Mode en péril : Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers plongent à leur tour
Mode en péril : Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers plongent à leur tour

Le milieu de gamme du prêt-à-porter continue de s’effondrer en France. Le tribunal des activités économiques de Paris a placé, mardi 1er juillet, les enseignes Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers en redressement judiciaire. Un nouveau coup dur pour le secteur, qui subit de plein fouet l’essor de l’ultra fast fashion, la montée de la seconde main et la persistance d’un contexte économique délétère. Les deux marques, détenues par Fast Retailing France (filiale du groupe japonais propriétaire d’Uniqlo), avaient alerté dès juin sur la poursuite de leur détérioration financière. Une centaine de magasins et plus de 300 salariés sont concernés par cette nouvelle procédure, qui survient un an après l’annonce d’un plan de restructuration visant déjà à fermer 55 boutiques.

Une crise structurelle dans le textile français

Longtemps installées dans les rues commerçantes et les centres urbains, ces enseignes n’ont pas résisté aux bouleversements successifs : la pandémie de Covid-19, l’explosion des coûts (loyers, matières premières, énergie), puis la déferlante des plateformes à bas prix et à renouvellement ultra-rapide. À cela s’ajoute la désaffection d’une partie des consommateurs, de plus en plus tournés vers la seconde main ou des modèles plus responsables. Les cas de défaillance se multiplient depuis trois ans. Camaïeu, Burton, San Marina, Jennyfer, ou encore Gap France ont déjà connu fermetures, licenciements ou liquidations. Comptoir des Cotonniers et Princesse tam tam viennent s’ajouter à cette liste funeste, reflet d’un modèle économique à bout de souffle. Le redressement judiciaire vise désormais à donner une dernière chance de survie à ces marques emblématiques. Mais dans une industrie textile en pleine mutation, rien ne garantit leur réinvention.

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