La chips, star des apéros et des soirées foot, continue d’étonner les économistes de la grande distribution. Produit plaisir par excellence, elle affiche une santé insolente dans les rayons français. En 2025, le chiffre d’affaires du secteur flirte avec le milliard d’euros, selon les données de Circana relayées par LSA Conso. Et cette ascension ne date pas d’hier. Sur les dix dernières années, les volumes de vente ont bondi de 42 %. Rien qu’entre 2020 et 2025, la consommation a augmenté de 12,45 %, et la valeur du marché s’est envolée de plus de 51 % sous l’effet de l’inflation. Le secret de cette longévité ? La chips coche toutes les cases de l’aliment doudou : conviviale, accessible, nomade, et profondément ancrée dans les habitudes festives des Français.
Plaisir immédiat, innovations continues
À l’heure des repas déstructurés et du grignotage assumé, elle ne se cache plus : elle s’assume. Mais au-delà du goût et de la praticité, c’est l’innovation qui fait croquer le marché. En 2025, on compte 120 références contre 108 en 2019. Les marques rivalisent de créativité, comme Brets et ses chips à l’aligot, ou Vico et ses éditions spéciales en forme de cœur pour la Saint-Valentin. Une dynamique qui séduit un public large, sans cesse à la recherche de nouveauté. Lay’s garde la tête avec 26,5 % de part de marché, suivi de près par Brets (23 %) et le groupe Intersnack avec Vico et Tyrrells (17,4 %). Les marques de distributeurs ne sont pas en reste, captant à elles seules près de 30 % du marché. En résumé, la chips ne se contente plus d’être un simple accompagnement salé : elle est devenue un emblème culinaire à part entière, à la croisée du plaisir, de la tradition et de l’inventivité. Un produit de niche devenu, contre toute attente, un incontournable de la table française.