Les actions de Nissan ont augmenté d’environ 2 % ce vendredi après que la société a annoncé prévoir des pertes record en raison d’une forte dépréciation de ses actifs et des coûts élevés liés à sa restructuration — des dépenses qui semblent ouvrir la voie à des changements urgemment nécessaires pour l’entreprise.
Le troisième constructeur automobile japonais lutte pour regagner des parts de marché après une baisse de ses ventes sur des marchés clés comme les États-Unis et la Chine.
La société est également fortement exposée aux droits de douane américains sur les véhicules fabriqués à l’étranger, les États-Unis étant son plus grand marché. De nombreux véhicules vendus par Nissan aux États-Unis sont produits au Japon ou au Mexique.
Evan Espinosa, le nouveau PDG entré en fonction ce mois-ci, prévoit de réduire le temps de développement de nouveaux modèles afin de renforcer la compétitivité de l’entreprise, qualifiant Nissan de société « lente » dans le lancement de nouvelles gammes de véhicules.
À 04h27 GMT, l’action Nissan avait grimpé de 1,9 %, signe que les investisseurs approuvent les mesures audacieuses prises par l’entreprise pour poursuivre son processus de restructuration globale.
Jeudi, Nissan a annoncé qu’elle s’attendait à enregistrer une perte nette de 750 milliards de yens (5,3 milliards de dollars) pour l’exercice clos en mars, contre une précédente estimation de perte de 80 milliards de yens.
Dans le cadre de sa restructuration, Nissan prévoit de réduire ses effectifs, de diminuer sa capacité de production et de fermer certaines usines.
La société publiera ses résultats financiers le 13 mai prochain.