Le port du Tréport se hérisse de caméras et barbelés : 1,5 million d’euros pour rester dans la course
Le port du Tréport se hérisse de caméras et barbelés : 1,5 million d’euros pour rester dans la course

Les clôtures métalliques et les fils barbelés ont remplacé les flâneries tranquilles sur les quais. Au Tréport (Seine-Maritime), le visage du port de commerce a radicalement changé ces derniers mois, sous l’effet de mesures de sécurisation imposées par les normes nationales et internationales. Objectif : garantir la sûreté des installations et permettre aux bateaux de continuer à y accoster.

Conformité obligatoire et pression sécuritaire

Derrière cette transformation, une exigence claire : se conformer aux standards de sûreté maritime. Sans cette mise à niveau, le port du Tréport n’aurait plus été autorisé à accueillir certains navires de marchandises. Le gestionnaire, le syndicat mixte des ports de Seine-Maritime, a donc engagé un vaste chantier de sécurisation : clôtures, barbelés, contrôles d’accès, vidéosurveillance modernisée et formation du personnel. Coût total : 1,56 million d’euros, financé pour permettre la poursuite des activités économiques et rassurer les autorités compétentes (préfecture, douanes, police aux frontières…). La mesure est saluée par les entreprises du port, soucieuses de maintenir leur activité, mais laisse un goût amer à certains habitants. Plusieurs Tréportais ont exprimé leur malaise face à cette nouvelle physionomie, évoquant un « décor brutal » digne d’un « site militaire » et déplorant la disparition d’un accès libre à « leur port ».

La fin d’une époque ouverte

L’ère où l’on déambulait sans entrave entre la gare et le centre-ville via les quais du port est révolue. Le Tréport rejoint ainsi Fécamp, déjà doté de dispositifs similaires, et Dieppe, où la zone du Transmanche est depuis longtemps verrouillée. Si les barbelés rappellent davantage une base militaire qu’un site maritime accueillant, les responsables du port assurent qu’ils sont aujourd’hui indispensables. Le prix à payer pour rester connecté aux flux commerciaux internationaux.

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