L'Algérie obtient 3 milliards de dollars de la Banque islamique de développement pour ses projets stratégiques
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L’Algérie bénéficiera d’un financement de 3 milliards de dollars de la part de la Banque islamique de développement (BID) au cours des trois prochaines années, a annoncé lundi le président de l’institution, Muhammad Sulaiman Al Jasser, lors d’un entretien accordé à la chaîne algérienne Ennahar. Ce prêt vise à soutenir la mise en œuvre de plusieurs projets de développement prioritaires dans le pays.

Selon les déclarations du président de la BID, ces fonds seront principalement destinés à des projets d’infrastructures, notamment le développement du réseau ferroviaire algérien, un chantier au cœur de la stratégie du président Abdelmadjid Tebboune pour relier efficacement les différentes zones économiques du territoire. Cette volonté d’intégration logistique vise à stimuler l’investissement, réduire les inégalités régionales et faciliter les échanges commerciaux à l’intérieur du pays et au-delà de ses frontières.

Ce nouveau partenariat financier intervient dans un contexte où Alger cherche à diversifier son économie, longtemps dépendante des hydrocarbures. Le gouvernement algérien mise désormais sur des secteurs structurants tels que les transports, l’énergie renouvelable, l’agriculture et les services numériques pour soutenir une croissance plus inclusive et durable.

La Banque islamique de développement, basée à Djeddah, accompagne depuis plusieurs décennies les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) dans leurs efforts de développement socio-économique. Elle accorde des financements à taux préférentiels et soutient des projets conformes aux principes de la finance islamique.

En s’engageant sur un volume aussi important de prêts, la BID confirme sa confiance dans les perspectives économiques de l’Algérie et dans sa volonté de modernisation. Cet appui pourrait également faciliter l’effet de levier pour attirer des financements supplémentaires auprès d’autres bailleurs internationaux et investisseurs privés.

Le gouvernement algérien n’a pas encore détaillé précisément les projets concernés ni le calendrier de leur mise en œuvre, mais plusieurs annonces sont attendues dans les semaines à venir. Ce soutien financier massif pourrait représenter un accélérateur significatif pour les ambitions économiques et infrastructurelles du pays dans les prochaines années.

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