La banque britannique HSBC taille dans ses effectifs français
La banque britannique HSBC taille dans ses effectifs français

Le couperet est tombé : plus de 10 % des effectifs français de HSBC vont disparaître. Hier mercredi 14 mai, la banque britannique a confirmé la suppression de 348 postes dans l’Hexagone, soit plus d’un salarié sur dix. Présenté comme un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) « d’envergure », ce programme touche à la fois les fonctions commerciales et les services supports. En tout, ce sont près de 3 000 salariés qui restent aujourd’hui dans les rangs de HSBC France, dont une partie est désormais sur la sellette.

Une stratégie mondiale de recentrage

Aux commandes depuis septembre, le nouveau directeur général Georges Elhedery n’a pas attendu pour lancer un vaste chantier de restructuration. Sa feuille de route : simplifier la structure internationale de la banque, dissocier les marchés orientaux et occidentaux, et se recentrer sur les zones jugées stratégiques. Objectif chiffré : 1,5 milliard de dollars d’économies par an d’ici fin 2026. Le désengagement français est déjà bien engagé. En 2024, HSBC a vendu sa banque de détail à My Money Group (filiale du fonds américain Cerberus), qui l’exploite désormais sous la marque Crédit commercial de France (CCF). Ce rachat s’est accompagné de la fermeture de plus de 80 agences et du départ de centaines de salariés.

Recul en France, bénéfices en hausse

HSBC poursuit par ailleurs la cession de ses actifs hexagonaux : ses activités d’assurance-vie vont passer sous pavillon Matmut, après un accord conclu fin 2024. Paradoxalement, la banque affiche une santé insolente. Son bénéfice net 2024 s’élève à 22,9 milliards de dollars, en hausse de 2 %. Résultat : les suppressions de postes passent mal auprès des salariés, qui dénoncent une logique strictement financière, aux dépens du tissu social français.

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