Le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani a déclaré samedi espérer que les producteurs de l’OPEP+ reconsidèrent les quotas d’exportation de son pays afin de mieux refléter sa capacité de production, à la veille d’une réunion cruciale du cartel.
L’Irak, qui a régulièrement dépassé les volumes convenus, fait face à une pression accrue de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole pour réduire ses extractions et compenser ses surproductions passées. En avril, Bagdad avait présenté un plan de réduction afin de se conformer aux objectifs collectifs.
Selon le ministère du Pétrole, les exportations irakiennes ont atteint 3,38 millions de barils par jour en août. La compagnie pétrolière nationale SOMO prévoit un volume compris entre 3,4 et 3,45 millions de barils par jour en septembre. L’OPEP inclut également dans ses calculs les flux en provenance du Kurdistan irakien, intégrés dans le quota global du pays.
Al-Sudani a par ailleurs souligné la volonté de son gouvernement de faciliter l’entrée des grandes compagnies pétrolières internationales, dans un contexte où huit membres de l’OPEP+ envisagent d’augmenter leur production.
Ces déclarations publiques, rares de la part d’un haut responsable irakien, interviennent alors que le groupe cherche à préserver l’équilibre du marché mondial de l’énergie face à la volatilité des prix.