Emirates affiche un bénéfice record de 5,2 milliards de dollars, signe d’un redressement spectaculaire
Emirates affiche un bénéfice record de 5,2 milliards de dollars, signe d’un redressement spectaculaire

DUBAI — La compagnie aérienne Emirates, basée à Dubaï, a annoncé jeudi un bénéfice annuel record de 6,2 milliards de dollars, s’imposant comme l’une des compagnies les plus rentables au monde, trois ans seulement après avoir reçu un important soutien financier public durant la pandémie de COVID-19.

Durant l’exercice clos le 31 mars, Emirates a transporté 53,7 millions de passagers via son hub de l’aéroport international de Dubaï, contre 51,9 millions l’année précédente. Le bénéfice net après impôts s’est élevé à 4,7 milliards de dollars, en hausse significative. L’ensemble du groupe Emirates, propriété du fonds souverain Investment Corporation of Dubai, a enregistré un bénéfice total de 5,6 milliards de dollars, contre 5,1 milliards un an plus tôt.

« Notre solidité financière nous permet de continuer à faire évoluer nos modèles d’affaires gagnants », a déclaré le président et PDG Sheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum. « Les incertitudes autour du commerce ou des restrictions de voyage ne sont pas nouvelles pour notre secteur. Nous savons nous adapter. »

La compagnie dessert actuellement 148 destinations à travers le monde avec une flotte de 260 avions, principalement des Boeing 777 et des Airbus A380, bien qu’elle ait commencé à intégrer les nouveaux Airbus A350 dans ses opérations.

Symbole de la réussite de l’écosystème économique surnommé « Dubai Inc. », Emirates joue un rôle clé dans les connexions Est-Ouest et incarne l’ambition mondiale de l’émirat. Ses bons résultats reflètent également la performance de son aéroport de base, qui a accueilli un record de 92,3 millions de passagers en 2024, consolidant sa place de premier aéroport mondial pour le trafic international.

Face à cette croissance, Dubaï prévoit de transférer les opérations vers un nouvel aéroport géant dans le désert au sud de la ville d’ici dix ans, un projet estimé à 35 milliards de dollars.

Parallèlement à l’envolée du tourisme et de l’immobilier, Dubaï doit désormais faire face à des défis croissants liés à l’augmentation du coût de la vie et de la circulation, pesant sur ses citoyens comme sur sa large population expatriée.

Durant la pandémie, l’émirat avait injecté plus de 4 milliards de dollars pour soutenir Emirates. La compagnie a confirmé jeudi avoir déjà remboursé 3,6 milliards de ce montant.

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