Crise dans le prêt-à-porter: deux grandes marques demandent leur placement en redressement judiciaire
Crise dans le prêt-à-porter: deux grandes marques demandent leur placement en redressement judiciaire

La série noire continue ! Deux nouvelles marques de prêt-à-porter bien connues des Français sont à leur tour en difficulté. Princesse tam tam et Comptoir des Cotonniers ont en effet déposé une demande de redressement judiciaire.

La démarche est motivée par une « poursuite de la détérioration financière » de leurs comptes, dans un contexte où le marché du prêt-à-porter de milieu de gamme reste particulièrement morose.

Les deux enseignes appartiennent à Fast Retailing France, filiale du géant japonais Fast Retailing (connue pour la marque Uniqlo). En juin 2023, cette même maison-mère avait déjà annoncé un vaste plan de restructuration : la fermeture de 55 magasins sur un total de 136 en France et la suppression de 304 postes. Ce plan visait à « adapter Fast Retailing France aux évolutions du marché de l’habillement et à endiguer les graves difficultés » de ces marques. Mais visiblement, cela ne suffit pas. 

Un secteur en crise 

Cette demande de redressement judiciaire n’est malheureusement pas une surpris dans un secteur en crise structurelle. Plusieurs enseignes emblématiques ont été placées en redressement judiciaire ou liquidées, victimes de la concurrence de l’ultra fast fashion, de la seconde main et d’une baisse durable de la consommation. 

Parmi les marques récemment liquidées figurent Esprit, Burton of London, Kaporal et Jennyfer (reprise partielle par Celio et Beaumanoir), tandis que Pimkie, Princesse tam tam, Comptoir des Cotonniers, Maison Standards, Orcanta, Blue Box ou encore Teddy Smith sont en cours de restructuration. 

D’autres comme Naf Naf, DPAM, Sergent Major ou Natalys ont été reprises ou placées sous plan de continuation.…

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