La compagnie publique QatarEnergy a annoncé mercredi activer une clause de « force majeure » auprès de plusieurs de ses clients après des attaques visant des infrastructures énergétiques majeures du pays. Cette décision intervient alors que des frappes de drones attribuées à l’Iran ont perturbé la production de gaz naturel liquéfié (GNL), entraînant l’arrêt temporaire d’une partie des activités du groupe.
Selon l’entreprise, ces incidents ont conduit à la suspension de la production de GNL et de plusieurs produits dérivés. En invoquant la force majeure, QatarEnergy se protège juridiquement contre d’éventuelles pénalités liées à l’impossibilité de respecter certains contrats d’approvisionnement conclus avec ses partenaires internationaux.
Installations énergétiques visées par des drones
D’après les autorités qataries, deux infrastructures ont été ciblées lundi. Un drone a frappé une installation du complexe énergétique de Ras Laffan, principal centre de production de GNL du pays situé au nord de Doha. Un autre appareil aurait visé un réservoir d’eau d’une centrale électrique à Mesaieed, au sud de la capitale.
Le Qatar figure parmi les principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, aux côtés des États-Unis, de l’Australie et de la Russie. Le pays partage avec l’Iran l’un des plus vastes gisements gaziers de la planète, le North Field, qui représenterait environ 10 % des réserves mondiales connues. Les perturbations de production interviennent alors que le marché du gaz subit déjà de fortes tensions liées au conflit au Moyen-Orient.