CONYERS, Géorgie — L’entreprise BioLab Inc. a annoncé lundi qu’elle ne reconstruira pas son usine de fabrication de chlore à Conyers, en banlieue d’Atlanta, mettant un terme à des années d’exploitation marquées par des incendies, des explosions et des émissions toxiques qui ont perturbé la vie des riverains.
Dans un communiqué, la société a expliqué qu’elle n’avait pas réussi à relancer la production depuis le dernier sinistre survenu le 29 septembre, au cours duquel un gigantesque panache de fumée noire et orange s’est élevé au-dessus de la région. L’incident avait entraîné l’ordre de confinement pour les habitants, la fermeture d’une autoroute majeure et l’annulation des cours dans les écoles locales.
« Après avoir exploré d’autres voies pour répondre aux besoins de nos clients et réfléchi à nos orientations stratégiques, nous avons pris la décision difficile de ne pas redémarrer la production sur le site de Conyers », a déclaré BioLab. L’entreprise précise néanmoins que son centre de distribution local restera actif pour assurer les livraisons à partir d’autres sites de production.
BioLab, filiale du groupe KIK Consumer Products basé à Lawrenceville (Géorgie), produit des agents chimiques destinés à désinfecter les piscines et les spas. Son usine de Conyers, située à une quarantaine de kilomètres au sud-est d’Atlanta, avait déjà été pointée du doigt à plusieurs reprises pour des manquements graves à la sécurité.
Le mois dernier, le Bureau fédéral d’enquête sur les accidents chimiques (CSB) a révélé que des produits dangereux avaient été stockés de manière inappropriée. Le département du Travail a cité l’entreprise pour six violations, dont quatre qualifiées de sérieuses, assorties d’amendes dépassant 60 000 dollars.
« Nous prenons notre rôle au sein de la communauté de Conyers très au sérieux. La sécurité et le bien-être de ses habitants restent notre priorité », a affirmé BioLab dans son communiqué. Mais pour de nombreux résidents, cette décision de ne pas reconstruire l’usine marque un soulagement après des années de cohabitation difficile avec une installation industrielle jugée à haut risque.