Le géant de la location entre particuliers devient sponsor de la Grande Boucle, avec l’ambition d’élargir son emprise aux petites villes et zones rurales. Airbnb change de stratégie et quitte les grandes métropoles pour les routes sinueuses du Tour de France.
Un partenariat stratégique pour conquérir les territoires peu hôteliers
En devenant sponsor officiel de l’événement, la plateforme américaine entend capitaliser sur les 10 millions de spectateurs qui jalonnent chaque été les étapes de la Grande Boucle. Objectif : renforcer sa présence dans les villages et petites villes souvent dépourvus d’hébergements traditionnels. « Beaucoup de villages n’ont pas d’hôtels, mais ils ont tous des maisons », justifie Brian Chesky, PDG d’Airbnb. Aujourd’hui, un tiers de l’activité de la plateforme en France se fait déjà dans les territoires ruraux. Le Tour agit comme un accélérateur : Peyragudes, Albertville ou Bagnères-de-Luchon enregistrent des hausses spectaculaires de réservations, parfois multipliées par 13. L’entreprise espère ainsi convertir les spectateurs en futurs touristes, séduits par ces destinations mises en lumière.
Des expériences locales pour enrichir l’offre
Au-delà des logements, Airbnb mise sur ses « expériences » — balades thématiques, visites de caves ou cours de cuisine — pour ancrer davantage son offre dans le tissu local. Certaines seront même animées par d’anciens champions du Tour. Mark Cavendish, recordman d’étapes remportées, participera à une session exclusive avec des amateurs, mêlant anecdotes et sortie vélo. De quoi transformer un simple séjour en expérience immersive. Avec cette offensive, Airbnb entend bien s’inviter durablement dans les territoires oubliés de l’hôtellerie classique — et inscrire son nom sur la carte postale estivale de la France profonde.