Le titre Adidas a fortement chuté mercredi à la Bourse de Francfort après la publication d’objectifs financiers jugés trop prudents par les investisseurs. L’action du groupe allemand, numéro deux mondial des équipements sportifs derrière Nike, perdait environ 7 % à la mi-journée, malgré des résultats annuels pourtant en nette progression.
En 2025, l’entreprise a enregistré un bénéfice net de 1,34 milliard d’euros, en hausse de 75 % sur un an, pour un chiffre d’affaires record de 24,8 milliards d’euros. Pour l’exercice en cours, la direction prévoit une progression des ventes d’environ deux milliards d’euros et un résultat d’exploitation de 2,3 milliards, intégrant notamment des coûts liés aux fluctuations de change et aux droits de douane américains.
Une guerre surveillée mais jugée limitée pour l’instant
La direction du groupe a également évoqué les conséquences possibles de la guerre au Moyen-Orient. Adidas emploie environ 3 000 personnes dans la région du Golfe et y exploite près de 350 magasins. L’un d’eux a été détruit en Israël sans faire de victime, tandis que certaines fermetures temporaires pourraient affecter les ventes locales.
Selon l’entreprise, les perturbations logistiques pourraient toutefois rester limitées. Les produits, majoritairement fabriqués en Asie, transitent parfois par le Moyen-Orient, ce qui pourrait provoquer des retards si les aéroports restent fermés. Mais le groupe estime que les tensions autour du détroit d’Ormuz affectent surtout l’approvisionnement des pays du Golfe, avec peu d’impact attendu pour l’Europe ou l’Amérique du Nord.