2 000 € en moyenne : comment toucher votre prime d’intéressement de salarié
2 000 € en moyenne : comment toucher votre prime d’intéressement de salarié

Si votre entreprise a mis en place un accord d’intéressement ou de participation, vous pouvez recevoir une prime dont le versement doit intervenir au plus tard le 31 mai 2025 pour un exercice calé sur l’année civile. Ces dispositifs facultatifs d’épargne salariale ne font pas partie de votre salaire de base, mais permettent de partager les résultats ou les performances de l’entreprise avec l’ensemble des salariés, dirigeants inclus sous réserve d’ancienneté. Au total, ce sont près de 13 milliards d’euros qui ont été versés en 2024 au titre de l’exercice 2023 : 8,9 millions de salariés en ont bénéficié, selon la Dares. Les sommes versées varient selon le mécanisme : l’intéressement affiche une moyenne de 2 066 € brut par bénéficiaire, la participation 1 799 € et l’abondement sur plan d’épargne jusqu’à 760 €.

Conformité des délais et plafonds légaux

Rappel important : la loi impose que la prime d’intéressement soit versée au dernier jour du cinquième mois suivant la clôture de l’exercice. Pour un exercice calendaire, c’est donc le 31 mai. Vous avez ensuite quinze jours pour demander le versement immédiat plutôt que le placement sur un plan d’épargne (PEE, Perco…). L’entreprise ne peut pas dépasser un plafond global égal à 20 % de la masse salariale brute, ni verser plus de 35 325 € par an à un même salarié au titre de l’intéressement. La participation, quant à elle, devient obligatoire dans les sociétés de 50 salariés et plus réalisant des bénéfices suffisants. Le montant redistribué est calculé par une formule légale et peut être immédiatement perçu ou investi sur un plan d’épargne salariale. Les sommes investies sont en principe indisponibles pendant cinq ans, sauf cas de déblocage anticipé (mariage, naissance, divorce, etc.).

Des disparités selon la taille de l’entreprise

Malgré l’obligation de partage de la valeur désormais étendue aux entreprises de 11 à 49 salariés depuis le 1er janvier 2025, seuls 16 % des bénéficiaires d’un dispositif d’épargne salariale travaillaient dans ces petites structures en 2022. Les grandes entreprises restent majoritaires, couvrant un salarié sur deux du privé non agricole. Pour les salariés des TPE-PME, l’enjeu est donc de négocier ou d’encourager la mise en place d’un accord d’intéressement ou de participation, car ces primes représentent une part non négligeable de leur pouvoir d’achat. Cette fin mai peut donc réserver une bonne surprise… à condition que votre employeur ait joué le jeu.

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