Mai 2025 : ponts à gogo, mais votre fiche de paie ne compte pas les jours fériés en RTT
Mai 2025 : ponts à gogo, mais votre fiche de paie ne compte pas les jours fériés en RTT

Employeurs, salariés, intérimaires : derrière le calendrier qui promet quatre lundis de grasse matinée, la règle est limpide — un jour férié chômé ne doit pas rogner un centime de salaire, sauf si vous travaillez dans un bloc opératoire ou un hôtel de nuit. Les 10 et 11 mai sont chômés ? Votre base, vos primes fixes et vos heures sups structurelles tombent quand même. Restent au vestiaire les frais pro et indemnités kilométriques que vous n’engagez pas ce jour-là : pas de déplacement, pas de remboursement.

Le 1ᵉʳ mai double, la Pentecôte gratos : deux exceptions, pas plus

Seul le 1ᵉʳ mai creuse un trou dans la trésorerie du patron : chômé, il est payé ; travaillé, il est doublé, point barre. À l’inverse, la journée de solidarité (souvent le lundi de Pentecôte) se bosse sans majoration : c’est la loi. Entre ces deux bornes, tout est affaire de convention ou de maison : majoration au bon gré de l’accord collectif, pont accordé ou non, et éventuelle récupération des heures si la direction ferme boutique pour faire un week-end XXL.

Pont ou pas pont, c’est l’employeur qui tranche

Envie d’étirer l’Ascension ? Impossible sans feu vert. L’entreprise peut imposer un congé payé ou offrir un pont, mais elle doit prévenir le CSE, afficher la décision, et — si elle ferme — récupérer les heures perdues dans l’année, une par jour, huit maxi par semaine. Les intérimaires, eux, empochent leur jour férié payé sans condition d’ancienneté, dès lors que la mission encadre la date. Moralité : avant de réserver le gîte au bord de la mer, vérifiez que votre DRH a signé la passerelle ; sinon, le pont de mai risque de devenir un trou noir dans votre compteur de CP, pas dans votre salaire.

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