Le brasseur néerlandais Heineken a annoncé la suppression de 5.000 à 6.000 postes sur les deux prochaines années, invoquant un environnement jugé plus difficile et la nécessité de réduire ses coûts. Le groupe dit vouloir accélérer un plan de productivité à grande échelle, quelques semaines après l’annonce du départ surprise de son directeur général, Dolf van den Brink.
Une restructuration pour retrouver des marges
L’entreprise, deuxième acteur mondial derrière AB InBev, cherche à dégager des économies importantes alors que ses volumes de bière ont reculé en 2025, particulièrement en Europe et sur le continent américain. Le groupe reste prudent sur l’évolution du marché à court terme, estimant que la demande reste fragile dans plusieurs zones clés.
Heineken, qui emploie environ 87.000 personnes dans le monde, n’a pas précisé les pays ni les métiers qui seront les plus touchés. Mais le directeur financier a laissé entendre que l’Europe pourrait être au centre du dispositif, cette région pesant lourd dans l’activité du groupe et étant jugée moins favorable en termes de levier opérationnel.
Le plan intervient au moment où le brasseur publie des résultats contrastés : un chiffre d’affaires en baisse sur un an, mais des indicateurs de rentabilité en progression. Pour 2026, Heineken vise désormais une hausse du bénéfice d’exploitation comprise entre 2% et 6%, signe d’une stratégie plus défensive face à un marché de la bière qui marque le pas.