Emploi stable, salaires en hausse modérée : un premier trimestre 2025 en demi-teinte pour le privé
Emploi stable, salaires en hausse modérée : un premier trimestre 2025 en demi-teinte pour le privé

L’emploi salarié privé en France est resté quasi inchangé au premier trimestre 2025, avec un gain modeste de 9 400 postes, soit une variation de 0,0 %, selon une première estimation de l’Insee publiée ce mercredi. Un léger rebond après la perte de 68 000 emplois fin 2024. Sur un an, le solde reste négatif (-0,3 %), avec 69 900 emplois détruits, mais le niveau de l’emploi privé demeure supérieur de 5,5 % à celui d’avant la crise sanitaire.

Le détail par secteur montre des dynamiques contrastées. La construction continue de plonger (-0,7 %), marquant son neuvième trimestre consécutif de recul. L’emploi intérimaire baisse encore, mais à un rythme plus contenu (-0,3 %). Le tertiaire marchand se stabilise, tandis que le secteur non marchand affiche une hausse notable (+0,8 %), soutenue notamment par la santé et l’action sociale. En parallèle, le nombre d’inscrits à France Travail progresse de 0,8 % hors réforme, et de 8,7 % en tenant compte des nouvelles règles d’affiliation.

Les salaires gagnent en pouvoir d’achat

Du côté des rémunérations, les salaires de base progressent modérément. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE) augmente de 0,6 % sur le trimestre, et de 2,1 % sur un an. L’indice du salaire mensuel de base (SMB) connaît une hausse similaire (+0,7 % au trimestre, +2,1 % sur un an). Rapportée à une inflation modeste (+0,7 % sur un an), cette progression signifie un gain de pouvoir d’achat réel de 1,4 % pour les salariés.

Les salariés de l’industrie sont les mieux lotis, avec une hausse annuelle de 2,6 % du SMB (+1,8 % en euros constants), devant la construction et le tertiaire. Les cadres bénéficient de la plus forte augmentation (+2,2 % sur un an), suivis par les ouvriers, employés et professions intermédiaires (+2,1 % chacun). Malgré une inflation contenue, cette amélioration reste limitée et pourrait ne pas suffire à relancer une consommation encore prudente.

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