La cheffe du Parti libéral-démocrate (PLD), Sanae Takaichi, a intensifié jeudi ses discussions avec le Parti de l’innovation japonaise (JIP), formation de droite, dans le but de sécuriser une majorité au Parlement et de renforcer sa position pour le vote du prochain Premier ministre prévu la semaine prochaine.
Takaichi, connue pour ses positions conservatrices et son attachement à une politique de défense plus ferme, a rencontré les principaux dirigeants du JIP, dont Alex Saito, Fumitake Fujita et Hiroshi Nakatsuka, au bâtiment de la Diète nationale à Tokyo. Les échanges portaient sur la formation d’une alliance parlementaire qui, si elle se concrétise, donnerait aux deux partis une quasi-majorité, leur permettant de gouverner sans dépendre d’autres formations.
Cette tentative de rapprochement intervient après la rupture du PLD avec son ancien partenaire de coalition, le Komeito, un parti bouddhiste modéré historiquement associé aux politiques de consensus. Sans ce soutien, Takaichi doit désormais chercher de nouvelles alliances pour garantir la stabilité politique de son futur gouvernement.
Les marchés financiers ont réagi positivement à cette perspective : les actions japonaises ont grimpé, les investisseurs pariant sur l’accession de Takaichi au poste de Premier ministre, perçue comme favorable à une politique économique expansionniste et à un renforcement du yen.
Le vote parlementaire pour désigner le successeur du Premier ministre sortant devrait se tenir la semaine prochaine. Si l’accord avec le JIP se concrétise, Takaichi deviendrait la première femme à diriger le Japon depuis la création du PLD, ouvrant une nouvelle ère politique marquée par une droite plus affirmée sur les questions de sécurité et de souveraineté nationale.