Le naufrage ! 72% des Français opposés au maintien du gouvernement Bayrou. (AP/Aurelien Morissard)
Le naufrage ! 72% des Français opposés au maintien du gouvernement Bayrou. (AP/Aurelien Morissard)

Un sondage Elabe pour BFM TV publié ce mardi révèle un rejet massif de l’actuel gouvernement. Selon cette enquête, 72 % des Français ne souhaitent pas que le Premier ministre François Bayrou obtienne une majorité lors du vote de confiance prévu le 8 septembre à l’Assemblée nationale. À l’inverse, seuls 27 % des sondés espèrent son maintien en fonction, alors que 1 % ne se prononcent.

Le rejet du gouvernement Bayrou

Cette défiance traduit un climat politique tendu. François Bayrou, nommé à Matignon à la tête d’un gouvernement minoritaire, peine à convaincre l’opinion publique et les parlementaires. Le vote de confiance du 8 septembre s’annonce donc décisif, avec un risque quasi-inévitable de revers pour l’exécutif.

Les Français face à l’avenir politique

Le sondage montre aussi que la chute du gouvernement n’inquiète pas particulièrement l’opinion. Pour 51 % des personnes interrogées, la situation économique et financière est déjà « très grave » et ne pourrait pas empirer. 22 % jugent qu’un échec de François Bayrou ne poserait pas de problème majeur pour le pays.

Dissolution, nouveau Premier ministre ou démission de Macron ?

En cas de rejet du vote de confiance, les Français se prononcent très clairement pour un changement de cap. Une très large majorité (81 %) souhaite la nomination d’un nouveau Premier ministre. Près de 7 sondés sur 10 (69 %) se disent favorables à une dissolution de l’Assemblée nationale et à de nouvelles élections législatives. Plus surprenant encore, 67 % des personnes interrogées se déclarent favorables à une démission d’Emmanuel Macron.

Ces chiffres illustrent la crise de confiance qui frappe l’exécutif et l’incertitude autour de la rentrée parlementaire. Le vote du 8 septembre pourrait être un tournant majeur pour François Bayrou, mais aussi pour le président de la République, dont l’avenir politique apparaît désormais fragilisé.

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