La Commission électorale nationale de Tanzanie a validé samedi la candidature de Luhaga Mpina, haut responsable du deuxième plus grand parti d’opposition, ouvrant la voie à sa participation à l’élection présidentielle du mois prochain.
Cette décision fait suite à un jugement de la Haute Cour, rendu jeudi, qui a annulé une précédente décision de la Commission électorale indépendante (INEC) ayant disqualifié Mpina. Sa mise à l’écart avait suscité de vives critiques, laissant entrevoir une course électorale largement dominée par la présidente sortante, Samia Suluhu Hassan.
Mpina, figure du parti Alliance pour le changement et la transparence (ACT-Wazalendo), avait saisi la justice après que le Bureau du registraire des partis politiques eut invalidé sa candidature en invoquant des irrégularités de procédure. La Haute Cour lui a donné raison, estimant que ces motifs n’étaient pas suffisants pour l’exclure.
L’élection présidentielle est prévue le 29 octobre. Elle opposera désormais la cheffe de l’État, au pouvoir depuis mars 2021, à un candidat de poids issu de l’opposition, offrant un scrutin plus compétitif que celui qui semblait se dessiner il y a quelques jours.