Le gouvernement intérimaire du Bangladesh a lancé vendredi un appel solennel au calme, alors que des soldats et des policiers ont été déployés dans la capitale Dacca et dans plusieurs autres villes du pays à la suite de violentes manifestations provoquées par l’assassinat d’un jeune leader populaire.
La mort de cette figure de la jeunesse, qui devait se présenter aux prochaines élections nationales, a ravivé de fortes tensions politiques et sociales. Dans la nuit, des manifestants ont incendié des locaux de médias, des sites politiques ainsi que des monuments culturels, alimentant les craintes d’une nouvelle spirale de violences.
Face à la gravité de la situation, les autorités ont décrété une période de deuil national et multiplié les appels à la retenue. Le gouvernement a exhorté la population à rejeter la violence et à préserver la stabilité du pays, soulignant que toute escalade pourrait compromettre le processus électoral à venir.
Le Bangladesh, pays à majorité musulmane d’environ 175 millions d’habitants, doit élire un nouveau parlement dans moins de deux mois. Ce scrutin est perçu par de nombreux citoyens comme une étape cruciale pour tourner la page de près de deux années d’instabilité politique et sociale.
Les autorités affirment vouloir garantir la sécurité et l’ordre public dans les jours à venir, tout en permettant la tenue d’élections crédibles. Mais dans un climat marqué par la colère, la méfiance et l’émotion, l’assassinat du jeune leader fait planer une lourde incertitude sur la capacité du pays à retrouver rapidement le calme.