Le ton est monté ce mardi entre la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et plusieurs députés de La France insoumise. En cause : le dépôt de près de 2000 amendements par deux élus LFI sur la proposition de loi concernant le renouvellement du Congrès de la Nouvelle-Calédonie. « Une manœuvre d’obstruction scandaleuse », a dénoncé la présidente, qui appelle les insoumis à « respecter l’Assemblée nationale et les Calédoniens ».
Un « barrage parlementaire » assumé par LFI
Dans un communiqué virulent, le député d’extrême-gauche, Bastien Lachaud (Seine-Saint-Denis) a revendiqué cette stratégie, qualifiée de « barrage parlementaire ». Selon lui, « il n’y a aucune raison valable de reporter ces élections », accusant la majorité de vouloir imposer « un passage en force sur le projet de Bougival ». Il rappelle qu’en 2020, le gouvernement Lecornu avait maintenu une consultation malgré la crise sanitaire, « au nom du respect du calendrier démocratique ».
Pour les insoumis, le dépôt massif d’amendements est une réponse aux « méthodes anti-parlementaires » du gouvernement et une manière de défendre la souveraineté du Parlement sur un sujet aussi sensible que la situation en Kanaky-Nouvelle-Calédonie.
Yaël Braun-Pivet, elle, estime que cette obstruction empêche le bon déroulement du débat démocratique : « Le Parlement mérite mieux que ces blocages », a-t-elle insisté, appelant à un retour au dialogue dans un contexte politique déjà explosif.