Le président américain Donald Trump a décidé, vendredi, de commuer la peine de prison de l’ancien élu républicain George Santos, condamné à plus de sept ans d’emprisonnement pour fraude et vol d’identité. L’ordre présidentiel prévoit sa libération immédiate, marquant un nouveau rebondissement dans l’un des scandales politiques les plus retentissants de ces dernières années.
George Santos, ancien représentant de l’État de New York, avait été expulsé du Congrès après un mandat éclaboussé par les controverses. Il avait plaidé coupable d’avoir falsifié les noms de donateurs et gonflé les chiffres de sa collecte de fonds pour obtenir le soutien du Parti républicain lors des élections de 2022. L’enquête avait également révélé des irrégularités dans ses déclarations financières et des dépenses personnelles financées à partir de fonds de campagne.
Dans un communiqué, la Maison-Blanche a justifié cette décision par « la volonté du président Trump de donner une seconde chance à un homme qui a reconnu ses erreurs et purgé une partie de sa peine ». Le geste présidentiel a toutefois suscité de vives critiques, notamment parmi les élus démocrates qui dénoncent « une atteinte à l’État de droit et un favoritisme politique manifeste ».
George Santos, âgé de 37 ans, a réagi peu après l’annonce en remerciant Donald Trump pour ce qu’il a qualifié de « geste de clémence et de justice ». Selon ses avocats, il devrait retrouver la liberté dès ce week-end, après finalisation des formalités administratives.
Ce geste présidentiel s’ajoute à une série de décisions de grâce et de commutation prononcées par Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, souvent en faveur d’alliés politiques ou de figures controversées du parti républicain.