Des manifestations éclatent au Honduras alors que la présidente demande l’annulation des élections face aux retards persistants dans la publication des résultats (AP)
Des manifestations éclatent au Honduras alors que la présidente demande l’annulation des élections face aux retards persistants dans la publication des résultats (AP)

Les résultats de l’élection présidentielle du 30 novembre n’avaient toujours pas été actualisés mercredi, plus de 24 heures après la dernière mise à jour, alimentant une crise politique croissante au Honduras. Dans les rues de Tegucigalpa et d’autres villes, des manifestations se sont intensifiées alors que la présidente Xiomara Castro dénonçait ce qu’elle qualifie de « coup d’État électoral ».

Le processus de dépouillement est marqué par des pannes techniques, des accusations de fraude et une forte polarisation politique. Les kits électoraux sont désormais sous haute surveillance au siège du Conseil national électoral (CNE), où des partisans du gouvernement se sont rassemblés pour exiger la transparence.

Castro a demandé l’annulation du scrutin, affirmant que les irrégularités révèlent une tentative délibérée de manipuler les résultats. Le dernier comptage disponible montre le candidat conservateur Nasry Asfura légèrement en tête devant l’animateur et homme politique Salvador Nasralla, soutenu par le camp présidentiel.

L’influence du président américain Donald Trump sur la scène politique hondurienne a également été évoquée par le gouvernement, qui l’accuse de favoriser certaines forces conservatrices dans le pays.

Alors que les tensions montent, aucune nouvelle mise à jour du CNE n’avait été communiquée, laissant le pays dans une incertitude totale quant à l’issue du scrutin.

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