Depuis le début de l’année, le collège Antoine-Grimoald-Monnet à Champeix (Puy-de-Dôme) a lancé un défi audacieux : convaincre ses élèves de sixième de supprimer leurs comptes sur les réseaux sociaux comme TikTok, Snapchat et Instagram. Le Parisien rapporte qu’Olivier Rogeaux, le CPE de l’établissement, a voulu tester une approche différente des discours classiques sur les dangers du numérique. Au lieu de faire intervenir un gendarme, il a proposé aux élèves de se désengager de ces plateformes, un défi qu’ils ont largement accepté.
Un pari gagnant pour la classe et les parents
L’initiative semble avoir porté ses fruits. Sur les 114 élèves concernés, seule une poignée a conservé son compte. Les élèves ont rapporté que cette expérience n’avait pas bouleversé leur quotidien et que, pour la plupart, c’était même mieux ainsi. Les parents, souvent inquiets des effets des réseaux sociaux, ont également salué cette démarche. Nombre d’entre eux constatent une amélioration de la vie familiale, leurs enfants étant moins absorbés par leurs téléphones.
Les résultats sont visibles : une ambiance de classe plus détendue et des relations sociales entre les élèves qui se sont améliorées. Ces derniers, n’ayant pas encore passé des années sur les réseaux, ont facilement décroché. De plus, les parents affirment que leurs enfants semblent plus heureux, et les tensions liées à l’usage des écrans ont diminué.
Olivier Rogeaux souhaite maintenant étendre cette initiative et la prolonger jusqu’à la troisième. Il envisage de mesurer les effets sur la scolarité, en analysant des éléments comme l’absentéisme, les résultats scolaires, et le bien-être général des élèves. Si cette expérience s’avère fructueuse, elle pourrait bien inspirer d’autres établissements scolaires. La démarche pourrait être répliquée dans d’autres collèges, selon Olivier Rogeaux. En rendant l’usage des réseaux sociaux moins imposé, il espère pouvoir démontrer que la « normalité » dans les classes n’a pas besoin d’être perturbée par des plateformes souvent considérées comme toxiques.