Les groupes de besoin en français et en mathématiques au collège deviendront facultatifs à partir de la rentrée de septembre 2026, selon un décret publié au Journal officiel. Ce dispositif avait été introduit en 2024 dans le cadre du « choc des savoirs » porté par l’ancien ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal.
Depuis la rentrée 2024, ces groupes imposaient que les cours de français et de mathématiques en 6e et en 5e soient organisés selon le niveau et les besoins des élèves. Le nouveau décret, qui entrera en vigueur le 5 juillet prochain, met fin à cette obligation et laisse désormais aux établissements la possibilité d’adapter l’organisation pédagogique.
Une mesure assouplie après des critiques
Le texte prévoit que cet accompagnement pédagogique renforcé pourra prendre des formes diverses, en fonction des besoins identifiés par les enseignants. Les collèges pourront donc maintenir ces groupes de besoin ou choisir d’autres méthodes pédagogiques jugées plus adaptées à leur situation.
Très débattu depuis son lancement, ce dispositif avait suscité de nombreuses critiques dans le monde éducatif, certains syndicats estimant qu’il risquait d’accentuer les inégalités entre élèves. Une enquête publiée en novembre par le syndicat Snes-FSU indiquait d’ailleurs qu’à la rentrée 2025, moins d’un collège sur cinq appliquait strictement la mesure.
Face à ces réserves et à des résultats jugés mitigés, le ministère de l’Éducation nationale a choisi de privilégier une approche plus souple. Les établissements resteront libres de conserver les groupes de besoin là où ils sont jugés efficaces, ou d’expérimenter d’autres organisations pédagogiques.