Bac 2025 : Rennes en tête, Mayotte ferme la marche
Bac 2025 : Rennes en tête, Mayotte ferme la marche

Avec un taux global de réussite de 91,8 %, la session 2025 du baccalauréat s’inscrit dans la continuité des bons résultats des années précédentes. La progression reste modeste (+0,4 point par rapport à 2024), mais masque d’importants écarts entre les académies, surtout en filière générale où les résultats atteignent en moyenne 96,4 %. Si la tendance est à la stabilité, certaines régions se distinguent nettement, en bien ou en mal. En métropole, l’académie de Rennes survole le classement avec 98,3 % de réussite dans la voie générale. Elle devance de peu la Corse (98,1 %) et Nantes (97,9 %), deux autres bastions de l’excellence scolaire. Montpellier, Paris et la Martinique suivent, toutes au-dessus de 97 %. À l’inverse, Mayotte affiche une performance inquiétante, avec seulement 86,8 % d’admis. La Guyane (87,6 %) reste également en retrait, suivie de près par Créteil (93,9 %), Reims (95,2 %) et Versailles (95,3 %), confirmant un clivage persistant entre les territoires.

Disparités persistantes malgré une moyenne nationale solide

Au total, 739 600 candidats ont planché sur les épreuves en juin, dont 679 100 ont décroché leur diplôme après les rattrapages. En voie technologique, 91,2 % ont été reçus (+0,9 point), tandis que la voie professionnelle affiche 84 % de réussite (+0,6 point). Ces deux filières progressent légèrement, mais peinent encore à rejoindre les niveaux de la voie générale. Côté mentions, les écarts restent là aussi marqués : 68 % des lauréats en voie générale en obtiennent une, contre 43,8 % en technologique et 52,4 % en professionnel. La réforme de 2019, avec sa part de 40 % de contrôle continu, continue de lisser les résultats, mais n’efface pas les inégalités structurelles. Les zones ultramarines et les académies les plus urbaines affichent les taux les plus bas, confirmant un déséquilibre tenace dans l’accès à la réussite scolaire. Malgré tout, le bac conserve sa valeur symbolique. Même si Parcoursup, dont la phase principale s’est achevée le 10 juillet, occupe désormais le devant de la scène dans l’esprit des lycéens, le diplôme reste le sésame officiel pour accéder à l’enseignement supérieur. Et pour les 50 826 candidats encore sans affectation, l’attente continue, avec en toile de fond les disparités géographiques révélées par cette session 2025.

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