Monopole illégal ? Google sommé de se séparer de Chrome sous la pression du DOJ ! (37)
Monopole illégal ? Google sommé de se séparer de Chrome sous la pression du DOJ !

Le département américain de la Justice (DOJ) a réaffirmé sa volonté de voir Google se séparer de son navigateur Chrome dans le cadre des mesures correctives proposées pour mettre fin à son monopole sur le marché de la recherche en ligne. Dans un document déposé vendredi, le DOJ exige que Google cède Chrome ainsi que tous les actifs nécessaires à son fonctionnement à un acheteur approuvé par les autorités. En parallèle, l’entreprise devra cesser de verser des sommes aux partenaires pour garantir la mise en avant de son moteur de recherche.

Le DOJ souhaite également que Google informe les autorités de tout nouveau partenariat ou collaboration avec une entreprise concurrente dans le domaine de la recherche ou de la publicité textuelle. Toutefois, contrairement aux premières propositions formulées en novembre dernier, Google ne sera plus contraint de se séparer de ses investissements dans l’intelligence artificielle, bien qu’il reste tenu de signaler ses futurs investissements dans ce secteur.

Ce procès antitrust, lancé en 2020, est le plus important du genre aux États-Unis depuis l’affaire Microsoft dans les années 1990. La justice américaine a statué en août 2024 que Google maintenait illégalement un monopole sur le marché de la recherche et des publicités associées. L’un des éléments centraux de cette décision repose sur les accords passés entre Google et les fabricants d’appareils et navigateurs, qui lui permettent de conserver sa position de moteur de recherche par défaut, décourageant ainsi la concurrence.

Google, qui détient près de 90 % du marché de la recherche aux États-Unis, a toujours défendu son modèle en affirmant que son succès résulte avant tout de la qualité de sa technologie. L’entreprise soutient que les utilisateurs peuvent facilement changer de moteur de recherche et que la concurrence avec Microsoft et d’autres acteurs est bien réelle. Elle a déjà annoncé qu’elle ferait appel de toute décision lui imposant une cession forcée, laissant entrevoir une bataille juridique qui pourrait durer plusieurs années.

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