L’Irak et le géant américain Exxon Mobil devraient signer mercredi un accord stratégique portant sur la gestion, le développement et l’exploitation du champ pétrolier de Majnoon, situé dans le sud du pays, ont indiqué à Reuters trois sources officielles irakiennes proches du dossier.
Cet accord, négocié de longue date, vise à relancer la production sur l’un des plus grands champs pétroliers d’Irak, dont les réserves sont estimées à plusieurs milliards de barils. Il marquera également le retour d’Exxon Mobil dans un rôle clé dans le secteur énergétique irakien, après plusieurs années d’incertitudes liées à des différends contractuels et à l’instabilité politique.
Les sources ont précisé que les Émirats arabes unis participeraient également à l’accord, probablement à travers un partenariat d’investissement ou de co-développement. Les modalités exactes du partage de production et des investissements n’ont pas encore été rendues publiques.
Le champ de Majnoon, situé près de Bassora, avait été exploité par Shell jusqu’en 2018 avant que la société ne se retire, laissant la gestion temporairement à l’État irakien. Sa production actuelle avoisine 200 000 barils par jour, mais le nouveau partenariat pourrait permettre de doubler la capacité dans les prochaines années, selon des estimations de responsables du ministère du Pétrole.
Cet accord s’inscrit dans la volonté de Bagdad d’attirer davantage d’investissements étrangers pour moderniser ses infrastructures pétrolières et accroître ses revenus d’exportation, essentiels à une économie encore largement dépendante des hydrocarbures.