Face à l’offensive protectionniste lancée par Donald Trump, l’Union européenne hausse le ton. Alors que la Maison Blanche prévoit une série de nouveaux droits de douane massifs, notamment sur les produits européens, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré ce jeudi que l’UE restait ouverte à la négociation, tout en se préparant à des représailles économiques. Depuis Samarcande, elle a dénoncé un « coup dur pour l’économie mondiale » et appelé à « réduire les obstacles plutôt que de les ériger ».
Bruxelles veut éviter l’escalade mais prépare ses contre-mesures
Le président américain a annoncé un relèvement général des droits de douane sur toutes les importations, avec des taux punitifs allant jusqu’à 34 % pour la Chine et 20 % pour l’UE. En réponse, Bruxelles affirme finaliser un premier train de contre-mesures visant l’acier, avant d’éventuelles nouvelles ripostes, y compris sur les services. « L’Europe n’a pas commencé cette confrontation », a martelé von der Leyen, tout en affirmant que l’Union ne se laisserait pas intimider.
Les États membres sont cependant divisés sur l’attitude à adopter. Tandis que l’Italie et l’Allemagne prônent la prudence pour préserver leurs exportations, la France et la Belgique réclament des sanctions fermes. Le bras de fer s’annonce long, dans un contexte de fragilité économique mondiale. Bruxelles insiste néanmoins sur sa « position de force » grâce à la taille de son marché intérieur.
La Commission prévient qu’en cas d’échec des discussions, « aucune ligne rouge » ne sera posée dans sa réponse. Le spectre d’une guerre commerciale transatlantique resurgit, avec des conséquences économiques potentiellement désastreuses des deux côtés de l’Atlantique.