Marineland : les orques restent à Antibes, l’Espagne refuse leur transfert
Marineland : les orques restent à Antibes, l’Espagne refuse leur transfert

Coup d’arrêt pour le transfert des orques et dauphins de Marineland. L’autorité scientifique espagnole a rendu un avis défavorable au projet de relocalisation des cétacés dans le parc espagnol de Parques Reunidos, empêchant leur départ d’Antibes. Résultat : les animaux restent dans les Alpes-Maritimes jusqu’à nouvel ordre.

Un statu quo imposé, des inquiétudes persistantes

Ce refus intervient alors que les contrats des soigneurs de Marineland arrivent à échéance à la mi-avril, nourrissant l’inquiétude quant au bien-être des animaux. Le gouvernement français, via le cabinet de la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, a précisé à l’AFP que le propriétaire du parc, Parques Reunidos, est sommé de garantir la qualité des soins apportés aux cétacés dans l’attente d’une solution pérenne. Le dossier de transfert, déposé fin 2023, s’inscrivait dans une volonté affichée par Marineland de cesser ses spectacles d’orques, en ligne avec l’évolution de la réglementation française sur les animaux marins en captivité. Mais sans accord de l’autorité espagnole, tout projet de relocalisation est désormais suspendu.

Un avenir encore flou pour les cétacés

Aucune alternative immédiate n’a été évoquée pour l’instant, et les associations de défense des animaux, comme One Voice ou la Fondation Brigitte Bardot, demandent plus de transparence sur les conditions de vie des cétacés restés dans les bassins d’Antibes. L’État reste vigilant, mais la question d’une sanctuarisation réelle des orques et dauphins en captivité en France est, une fois de plus, repoussée.

Partager