Après deux ans d’expérimentation, le « pack nouveau départ », dispositif d’accompagnement immédiat pour les victimes de violences conjugales, va être étendu à sept nouveaux départements. Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, l’a annoncé jeudi dans les colonnes d’Ouest-France, confirmant la volonté du gouvernement de généraliser ce programme d’ici fin 2025 ou début 2026. Conçu pour lever les obstacles qui freinent souvent les victimes lorsqu’elles quittent leur domicile, ce pack combine plusieurs aides déclenchées en urgence : hébergement d’urgence, accompagnement professionnel et social, accès accéléré à certaines prestations. Déjà en place dans le Val-d’Oise, le Lot-et-Garonne, les Bouches-du-Rhône, la Côte-d’Or et à La Réunion, il sera désormais déployé en Vendée, Seine-Maritime, Loiret, Oise, Nord, Aube et Doubs.
Un dispositif adaptatif
L’objectif affiché est de sécuriser le moment critique de la séparation, lorsque le risque de violences est maximal et que les démarches administratives constituent un frein. Selon Aurore Bergé, chaque département adapte la mise en œuvre du dispositif à ses réalités locales, d’où un calendrier progressif. Cette extension intervient dans un contexte politique incertain, alors que le gouvernement joue sa survie lors du vote de confiance du 8 septembre. Mais pour la ministre, la généralisation de ce pack demeure une priorité afin de transformer concrètement la prise en charge des victimes, au-delà des déclarations d’intention.