Droit des femmes
Droit des femmes

Selon un rapport de l’ONU, publié à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les inégalités de genre persistent et, dans certains cas, s’aggravent.

Le rapport indique une augmentation de 50% des agressions sexuelles contre les femmes et les filles dans les zones de conflit depuis 2022. Malgré des avancées en matière d’éducation et de représentation féminine dans les parlements, la discrimination et l’inégalité demeurent préoccupantes.

Actuellement, les femmes ne bénéficient que de 64 % des droits accordés aux hommes et sont souvent cantonnées à des emplois non rémunérés. Le rapport met également en lumière le manque de financement adéquat pour les programmes visant l’égalité des genres et souligne que la violence à l’égard des femmes et des filles n’a pas été pleinement abordée. Chaque crise affecte de manière disproportionnée les femmes, et il est estimé qu’il faudra 137 ans pour éliminer la pauvreté extrême parmi les femmes et les filles. Des initiatives supplémentaires en matière d’éducation, de protection et de santé sont essentielles pour permettre aux femmes de réaliser leur potentiel. 

Par ailleurs, lors de la COP29, une coalition de pays comprenant l’Arabie saoudite, l’Iran, la Russie, l’Égypte et le Vatican s’est opposée aux mesures sur l’égalité de genre, perturbant les négociations pour un nouveau programme de travail sur le sujet. Ces pays ont réussi à faire supprimer des mentions importantes concernant les femmes dans leur diversité et l’intersectionnalité du texte de négociation. Cependant, sous la pression de l’Union européenne et des pays d’Amérique latine, les mentions sur le genre ont été maintenues. Le nouveau programme, en vigueur de 2025 à 2035, vise à mieux intégrer les femmes et les personnes non binaires dans les politiques climatiques. 

En ce qui concerne les inégalités salariales, l’Organisation internationale du travail a observé une légère réduction de l’écart entre les sexes. En 2005, pour chaque dollar gagné par un homme, une femme gagnait 47 cents. En 2024, ce chiffre est passé à 51,8 cents. Cependant, cette amélioration reste insuffisante et inégale selon les régions, avec des progrès notables en Europe et en Asie, mais un recul en Afrique.

En France, il est calculé qu’à partir du 8 novembre, les femmes travaillent gratuitement jusqu’à la fin de l’année, ce qui représente 36,6 jours. Les ségrégations professionnelles, avec des métiers féminisés tels que les soins de santé et l’éducation étant moins rémunérés, sont mises en avant comme une raison clé de ces inégalités. Revaloriser les salaires des emplois majoritairement occupés par des femmes pourrait aider à réduire cet écart. 

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