30 juillet 2025 – Dans un geste sans précédent, plusieurs groupes israéliens de défense des droits de l’homme ont publiquement accusé Israël de commettre un génocide contre les Palestiniens à Gaza, brisant ainsi l’un des tabous les plus sensibles au sein de la société israélienne.
Ces organisations, actives de longue date dans la documentation des violations des droits humains dans les territoires palestiniens, ont déclaré qu’après des mois d’observation, de recueil de témoignages et d’analyse juridique, les éléments réunis répondaient aux critères internationaux du crime de génocide. Une position extrêmement controversée dans un pays fondé au lendemain de la Shoah, et où les accusations de ce type sont ressenties comme une blessure historique et morale.
La réaction officielle n’a pas tardé : le gouvernement israélien a fermement rejeté les allégations, qualifiant les accusations de « mensongères, diffamatoires et dangereusement irresponsables ». Il insiste sur le fait que ses opérations militaires à Gaza visent à éradiquer le Hamas, désigné comme organisation terroriste, en réponse directe aux attaques du 7 octobre 2023 qui ont fait plus de 1 200 morts israéliens et provoqué un traumatisme durable dans tout le pays.
Les ONG à l’origine de cette déclaration – dont certaines bénéficient de financements internationaux – ont admis s’attendre à une réaction virulente, allant jusqu’à évoquer de potentielles enquêtes judiciaires ou des représailles financières. Elles affirment cependant qu’un devoir moral les oblige à qualifier les faits selon les termes du droit international, malgré les risques.
Cette prise de position survient alors que la situation humanitaire dans la bande de Gaza continue de se détériorer gravement. Les Nations unies ont récemment mis en garde contre un risque imminent de famine, et plus de 60 000 Palestiniens auraient perdu la vie depuis le début de l’offensive israélienne en octobre 2023, selon les autorités sanitaires locales.
La société israélienne reste profondément divisée sur la conduite de la guerre. Si une majorité continue de soutenir les opérations contre le Hamas, des voix dissidentes, minoritaires mais de plus en plus audibles, s’élèvent pour dénoncer l’ampleur des pertes civiles et la destruction quasi-totale de certaines zones de l’enclave palestinienne.
À l’international, ces accusations internes pourraient donner un nouveau poids aux procédures engagées contre Israël devant la Cour internationale de justice et attiser les pressions diplomatiques en faveur d’un cessez-le-feu durable et d’un retour aux négociations de paix.