Un musée-mémorial du terrorisme prendra place dans une caserne du 13e arrondissement
Un musée-mémorial du terrorisme prendra place dans une caserne du 13e arrondissement

Annoncé dès 2018, puis mis en pause pour des raisons budgétaires, le projet du musée-mémorial du terrorisme a désormais un lieu et une échéance. Il sera installé dans une ancienne caserne militaire parisienne et devrait ouvrir ses portes d’ici 2030.

Un projet relancé après plusieurs renoncements

Après avoir été un temps abandonné, le projet d’un lieu dédié à la mémoire des victimes françaises du terrorisme se concrétise enfin. Emmanuel Macron a validé son implantation au cœur de Paris, dans une partie inoccupée de la caserne Lourcine, dans le 13e arrondissement. Le choix de ce bâtiment existant, déjà partiellement occupé par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, permet de limiter les coûts de rénovation à environ 50 millions d’euros, soit deux fois moins que le budget initial prévu pour une implantation au Mont Valérien, selon France Inter.

Pensé comme un espace à la fois de mémoire et de transmission, le musée-mémorial du terrorisme a été annoncé par Emmanuel Macron en 2018, dans la continuité des attentats de 2015. Sa vocation : honorer les victimes décédées en France et les ressortissants français tués à l’étranger depuis 1974. Un premier site envisagé à Suresnes avait été abandonné en 2024 pour raisons financières, provoquant la colère de plusieurs associations de victimes. Face à la pression, le président avait relancé le projet début 2025 en optant pour un lieu moins coûteux et plus central.

Un lieu d’histoire, de mémoire et de voix

Le musée s’étendra sur 3 000 m² et s’articulera autour de trois axes : l’histoire du terrorisme, les voix des victimes et la réaction des sociétés. Selon les informations relayées par France Inter, l’exposition permanente retracera cinquante ans d’attaques en France et à l’étranger, qu’elles soient liées au jihadisme, à l’extrême droite ou à l’extrême gauche. Des témoignages, documents d’archives, objets personnels comme des carnets, des vêtements, des dessins ou encore le menu criblé de balles du restaurant La Belle Équipe seront présentés.

Un mémorial conçu par un artiste, en lien avec les associations de victimes, intégrera également les noms de toutes les victimes d’attentats. Ce musée, porté par sept ministères et des institutions telles que le CNRS ou l’INA, ambitionne de devenir un lieu de référence sur la mémoire du terrorisme. Pour la directrice de la mission de préfiguration, Élisabeth Pelsez, citée par l’AFP, il s’agira aussi d’un « lieu de réflexion et de transmission » pour mieux comprendre l’impact du terrorisme sur la société.

L’ouverture du site est attendue pour fin 2029 ou début 2030.

Que retenir rapidement ?

Annoncé dès 2018, puis mis en pause pour des raisons budgétaires, le projet du musée-mémorial du terrorisme a désormais un lieu et une échéance. Il sera in

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