Springsteen attaque l’ICE sur scène et dédie un titre à Renée Good
Springsteen attaque l’ICE sur scène et dédie un titre à Renée Good

Bruce Springsteen a profité d’une apparition surprise au Light of Day Winter Festival, dans le New Jersey, pour s’en prendre frontalement à la police fédérale de l’immigration, l’ICE, et à Donald Trump. Face au public, le rockeur a appelé l’agence à « quitter Minneapolis » et a relié sa charge à la mort récente de Renée Good, une Américaine tuée lors d’une intervention de l’ICE.

Un coup de gueule contre les “tactiques de Gestapo”

Avant d’interpréter The Promised Land, Springsteen a expliqué vouloir rappeler ce que l’Amérique “pourrait être”, puis a dénoncé des forces fédérales “masquées” et “lourdement armées”, accusées d’agir avec des méthodes comparées à celles de la “Gestapo”, selon des propos rapportés par Euronews. Il a aussi repris l’appel attribué au maire de Minneapolis pour demander à l’ICE de partir de la ville, dans la foulée de manifestations visant les opérations de l’agence.

Le chanteur a dédié la chanson à Renée Good, présentée comme une mère de trois enfants, abattue le 7 janvier par un agent de l’ICE, toujours selon Euronews. L’administration Trump et le vice-président JD Vance ont, de leur côté, soutenu que la victime aurait tenté de percuter des agents avec son véhicule et que le tir relevait de la légitime défense, d’après Euronews.

Une affaire qui enflamme la rue et divise les autorités

La mort de Renée Good a alimenté des mobilisations à Minneapolis et ailleurs. Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a accusé une “machine de propagande” de chercher à orienter le récit, tandis que le maire Jacob Frey a contesté la version de la légitime défense, affirmant avoir vu une vidéo contredisant cette lecture, d’après Euronews.

Dans ce contexte, la contestation anti-ICE gagne aussi une partie du monde culturel, Springsteen rejoignant une liste croissante de célébrités critiques de la politique migratoire de Donald Trump, comme l’a relevé le HuffPost. Le chanteur, opposant récurrent au président, a replacé sa prise de parole dans un discours plus large sur l’état des “valeurs” américaines, en insistant sur une période qu’il juge décisive pour le pays.

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