L’avant-première parisienne de Marty Supreme, organisée le 3 février au Grand Rex, a attiré une foule compacte de fans venus apercevoir Timothée Chalamet. Mais, avant même la projection, l’événement s’est retrouvé au centre d’un débat sur le prix des billets, qui a enflammé les réseaux sociaux. Sur scène, l’acteur a choisi l’humour pour répondre à la grogne.
Des billets jusqu’à 50 euros et une pique en public
Pour cette séance “exceptionnelle”, la grille tarifaire a surpris : 18 euros au balcon, 25 euros en mezzanine et jusqu’à 50 euros à l’orchestre. Face aux critiques, Timothée Chalamet a glissé une remarque à la fois légère et très ciblée, espérant que le film “valait” l’effort financier consenti par la salle. Selon les récits de spectateurs, la sortie a déclenché rires et applaudissements, désamorçant en partie la tension autour de la billetterie.
Le directeur du Grand Rex, Alexandre Hellmann, a défendu ce positionnement dans une déclaration à 20 Minutes : il assure que ce type de soirée ne ressemble pas à une projection classique et compare l’expérience à un concert, les spectateurs venant aussi pour l’autographe, le selfie et la présence de l’équipe. Il affirme également que l’opération serait coûteuse à organiser, une part importante des places étant réservée au distributeur.
Un film événement et une promo pensée comme un show
Marty Supreme, réalisé par Josh Safdie et produit par A24, met en scène Chalamet dans la peau d’un joueur de ping-pong inspiré de Marty Reisman, figure new-yorkaise des années 1950, dans un récit mêlant ambition, combines et ascension. La sortie française est annoncée pour le 18 février, et le film arrive porté par une campagne très visible autour de l’acteur, déjà récompensé récemment aux Golden Globes.
La tournée promotionnelle parisienne ne s’est d’ailleurs pas limitée au tapis rouge. Une opération éphémère de merchandising a aussi été annoncée dans la capitale, avec un pop-up d’une journée autour du film. Objectif : transformer l’avant-première en événement global, entre cinéma, produit dérivé et moment “collectible” pour les fans — une logique qui, précisément, alimente le débat sur la frontière entre passion et séance de luxe.