C’était l’un des trésors de la vente aux enchères organisée le jeudi 3 avril par la maison Sotheby’s à New York : un modèle original de E.T., utilisé sur le tournage du film culte E.T., l’extraterrestre sorti en 1982. Cette création, haute d’un peu plus d’un mètre, provenait de la collection de Carlo Rambaldi, maître italien des effets spéciaux triplement oscarisé. Elle avait été estimée entre 600 000 et 900 000 dollars, mais malgré son aura cinématographique, aucun enchérisseur ne s’est manifesté, a confirmé une porte-parole de Sotheby’s à l’AFP.
Ce modèle est l’un des trois originaux ayant servi directement sur le plateau de Steven Spielberg. Selon Cassandra Hatton, vice-présidente chez Sotheby’s, il symbolise « l’art d’une époque révolue, avant l’avènement des effets spéciaux numériques », et constitue « une pièce de nostalgie emblématique de l’histoire d’Hollywood ».
Une vente à contre-courant du marché
Le désintérêt pour cette pièce étonne, surtout lorsqu’on le compare à une vente précédente : en 2022, un autre automate de E.T., également utilisé pendant le tournage, avait été adjugé pour 2,56 millions de dollars par la maison Julien’s Auctions, soulignant l’attrait encore vif pour les reliques du cinéma des années 1980. Mais cette fois, la magie n’a pas opéré. Peut-être la mise à prix élevée, ou simplement un désintérêt ponctuel du marché, ont-ils eu raison des espoirs autour de cette pièce rare.
Reste à savoir si ce modèle trouvera preneur dans un autre contexte ou lors d’une future mise aux enchères. Pour les nostalgiques de cinéma et les collectionneurs d’objets mythiques, E.T. n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.