Copie de Copie de Bannière de reprise des activités des salons de coiffure, format paysage, pervenche et blanc pastel
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Marguerite Abouet et Donatien Mary poursuivent leur exploration du polar africain avec Commissaire Kouamé – On ne fait pas de feu sous un arbre en fleur, troisième volet d’une série qui s’éloigne du ton léger de Aya de Yopougon pour plonger dans la dure réalité d’une Côte d’Ivoire marquée par la criminalité et l’émigration clandestine. Ce nouvel album met en scène un Abidjan bien différent des années 1980, une ville où règnent les arnaques, le trafic de drogue et les réseaux de passeurs.

Loin des récits insouciants de son enfance, Marguerite Abouet s’inspire désormais de la Côte d’Ivoire actuelle, où une jeunesse en perte de repères tente soit de fuir, soit de survivre dans un environnement hostile. Face à ce chaos, le commissaire Kouamé, droit et incorruptible, traque criminels et trafiquants avec son fidèle adjoint Arsène. À travers une intrigue menée tambour battant, l’album brosse un portrait réaliste et percutant d’une société en pleine mutation.

Si l’atmosphère s’assombrit, l’humour reste une composante essentielle de la série, fidèle à l’esprit ivoirien qui, comme le rappelle Abouet, transforme tout en dérision. Le dessin expressif de Donatien Mary renforce cette dualité entre tension et légèreté, offrant une bande dessinée à la fois captivante et engagée. Avec Commissaire Kouamé, la BD africaine s’impose comme un espace de réflexion sur les défis contemporains du continent.

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