Le British Museum a annoncé ce samedi la fermeture de plusieurs de ses galeries à la suite d’une attaque informatique menée par un ancien sous-traitant, récemment licencié. L’homme, désormais arrêté par la police, aurait saboté plusieurs systèmes du musée, perturbant son fonctionnement et contraignant l’institution à restreindre son accès au public.
Une attaque ciblée sur les systèmes informatiques
Selon un porte-parole du musée, l’attaque a eu lieu après que cet ex-contractuel s’est introduit dans les locaux et a délibérément mis hors service plusieurs systèmes informatiques. “Nous travaillons d’arrache-pied pour que le musée redevienne pleinement opérationnel, mais c’est avec regret que nos expositions temporaires ont été fermées aujourd’hui et le resteront tout au long du week-end”, a déclaré l’institution londonienne, mondialement connue pour abriter la pierre de Rosette et les frises du Parthénon.
Un message publié sur le site internet du musée samedi matin indiquait que l’établissement restait ouvert, mais que certaines galeries étaient inaccessibles en raison de ce problème d’infrastructure informatique. La capacité d’accueil a également dû être limitée, les visiteurs sans réservation étant invités à reporter leur visite.
Un nouvel épisode dans une série de scandales
Ce sabotage survient alors que le British Museum tente encore de se remettre d’un scandale majeur ayant éclaté en 2023. L’institution avait alors révélé le vol de plus de 2 000 pièces de ses collections par un ex-employé. Certaines de ces œuvres avaient été revendues sur des plateformes comme eBay, et il est apparu que la direction du musée était informée de ces disparitions depuis 2021. L’affaire avait entraîné la démission de l’ancien directeur Hartwig Fischer, remplacé depuis par Nicholas Cullinan, ex-directeur de la National Portrait Gallery.
Un musée sous tension
Fondé en 1753 et figurant parmi les institutions culturelles les plus prestigieuses du monde, le British Museum est également l’une des attractions touristiques les plus visitées du Royaume-Uni. L’entrée gratuite et la richesse de ses collections en font un site incontournable pour des millions de visiteurs chaque année.
Toutefois, entre les vols d’objets et cette attaque informatique, le musée traverse une période de turbulences. L’enquête en cours devrait permettre de mieux comprendre comment l’ex-contractuel a pu s’introduire dans les systèmes du musée et quelles seront les conséquences de cette cyberattaque sur la sécurité des collections et des infrastructures. En attendant, l’institution espère un retour à la normale rapide pour accueillir à nouveau le public sans restrictions.