Disney a arrêté son choix pour la succession de Bob Iger : le groupe confiera la direction générale à Josh D’Amaro, actuel responsable des parcs et expériences. Une décision stratégique, tant cette activité est devenue la locomotive financière de l’empire Disney, au moment où le streaming et le cinéma restent plus volatils.
Une nomination actée le 18 mars, avec entrée au conseil
Josh D’Amaro, 54 ans, a été désigné à l’unanimité par le conseil d’administration pour prendre la relève de Bob Iger, selon l’AFP. La passation doit devenir effective lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires, fixée au 18 mars, avant son intégration dans la foulée au conseil d’administration. Employé depuis 28 ans chez Disney, il arrive au sommet après avoir piloté une branche désormais centrale : Disney Experiences, qui regroupe parcs, croisières et produits dérivés.
D’après l’AFP, cette division pèse à elle seule environ 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel sur un total de 94,4 milliards pour le groupe, et représente 185 000 employés à travers le monde. Un poids qui explique pourquoi Disney se tourne vers un profil très opérationnel, issu du terrain, au moment d’organiser une transition que la direction veut maîtrisée.
Les parcs comme vitrine de croissance, Iger reste jusqu’à fin 2026
Disney met en avant le rôle de Josh D’Amaro dans plusieurs chantiers structurants, toujours selon l’AFP : le développement de zones Star Wars: Galaxy’s Edge aux États-Unis, l’annonce d’un nouveau parc à Abou Dhabi en mai 2025, ainsi qu’un partenariat avec Epic Games autour de Fortnite. Le groupe insiste sur une expansion mondiale et sur des résultats financiers portés par cette activité, même si Disney a récemment prévenu d’un possible ralentissement du segment aux États-Unis.
Pour éviter une transition heurtée, Bob Iger conservera un rôle de conseiller et d’administrateur jusqu’à son départ à la retraite, prévu le 31 décembre 2026. À l’annonce de la nomination, l’action Disney a reculé en séance à Wall Street, signe que les marchés surveillent de près la suite : l’héritier devra maintenir la dynamique des parcs tout en consolidant le reste du portefeuille, notamment le streaming, devenu un enjeu majeur de rentabilité.