C’était un 2 avril : Naissance de Giacomo Casanova, le libertin lettré
Casanova

Le 2 avril 1725, Giacomo Casanova voit le jour à Venise, dans une famille modeste de comédiens. Enfant fragile, il est élevé par sa grand-mère avant d’être confié à l’école d’un abbé puis à l’université de Padoue, où il obtient un doctorat en droit à seulement 17 ans. Destiné à une carrière ecclésiastique, il reçoit la tonsure mais s’illustre vite par des frasques amoureuses et des scandales qui le font renvoyer. Dès lors, Casanova mène une vie errante et aventureuse, faite d’intrigues, de passions, de combines et de voyages. D’abord violoniste, puis escroc à ses heures, il séduit les femmes et fréquente les élites d’Europe, tout en se forgeant une réputation de libertin cultivé.

Un aventurier de son siècle

Arresté à Venise en 1755 pour libertinage et occultisme, il s’évade de la prison des Plombs l’année suivante, ce qui contribue à sa légende. À Paris, il lance une loterie pour financer l’École militaire et s’attire les faveurs de Louis XV. Il voyage ensuite dans toute l’Europe, reçu tantôt comme imposteur, tantôt comme homme de lettres, et rencontre Frédéric II de Prusse, Catherine II de Russie ou encore Voltaire. Mais son train de vie et ses aventures le ruinent peu à peu. À partir de 1785, Casanova se retire en Bohême, au château de Dux, comme bibliothécaire du comte de Waldstein. Il y écrit une œuvre abondante, dont ses célèbres Mémoires (Histoire de ma vie), qui retracent avec panache et autodérision ses aventures sentimentales et ses observations sociales.

Casanova meurt le 4 juin 1798, oublié de tous. Son manuscrit, légué à l’histoire, est aujourd’hui considéré comme un document précieux sur l’Europe des Lumières, et son nom est devenu synonyme de séducteur flamboyant. Bien loin de l’image caricaturale du simple Don Juan, Casanova apparaît comme un homme complexe, curieux de tout, attaché à la liberté, et profondément lié à son siècle.

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