Œufs en cage : 73 % des supermarchés en vendent encore, selon l'association Anima
Œufs en cage : 73 % des supermarchés en vendent encore, selon l'association Anima

Plus de sept supermarchés sur dix (73%) vendent encore des œufs de poules élevées en cage, malgré les engagements pris par les enseignes pour arrêter leur commercialisation au 1er janvier 2026, selon une enquête publiée mercredi par l’association Anima. Les relevés ont été réalisés en janvier dans près de 400 magasins, avec l’appui de l’ONG Data for Good.

L’association souligne toutefois un recul net sur le long terme : les œufs issus de poules en cage ne représentaient plus que 14% des ventes en grandes surfaces en 2025, contre 51% en 2016, d’après les données de l’Itavi. Ils restent néanmoins présents en rayon, parfois sans indication du mode d’élevage, ce qui constituerait une infraction à la réglementation européenne.

De fortes disparités entre enseignes

Anima relève des écarts importants selon les distributeurs : ces œufs ont été retrouvés dans seulement 3,6% des Monoprix visités, dans 26,7% des Aldi, et dans moins de la moitié des Intermarché. À l’inverse, ils étaient présents dans plus de 80% des Carrefour et Leclerc contrôlés, et dans plus de 90% des magasins U, Auchan et Lidl.

Dans 95% des cas, les œufs en cage recensés étaient français. Lidl est l’enseigne où l’association dit avoir observé le plus souvent des œufs en cage importés, notamment de Pologne. Plusieurs distributeurs mettent en avant les tensions actuelles sur le marché français de l’œuf, marqué par une consommation en hausse et une production insuffisante. Carrefour, de son côté, conteste la méthodologie du rapport.

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