Avec “28 ans plus tard”, Danny Boyle signe un retour saisissant au cinéma d’horreur
 Avec “28 ans plus tard”, Danny Boyle signe un retour saisissant au cinéma d’horreur

Après une attente de près de trois décennies, Danny Boyle signe le retour fracassant de sa saga apocalyptique avec 28 ans plus tard, troisième volet du récit initié en 2002. Le film sort ce mercredi 18 juin en salles avec un casting prestigieux : Aaron Taylor-Johnson, Jodie Comer, Ralph Fiennes, et le jeune Alfie Williams en tête. Si la tension et la mise en scène impressionnent, le film ne coche pas toutes les cases du chef-d’œuvre absolu.

Un retour haletant dans un Royaume-Uni ravagé

L’histoire reprend bien des années après la propagation du Virus de la Fureur. Isolée du monde, la Grande-Bretagne est en quarantaine stricte, livrée à elle-même. C’est sur une presqu’île protégée que vit Spike, 12 ans, avec ses parents. Un jour, l’enfant part sur le continent avec son père (Aaron Taylor-Johnson) pour sa première chasse. Cette expédition marque le début d’un récit initiatique où les infectés ont évolué, devenant encore plus menaçants qu’autrefois.

Danny Boyle retrouve ici la mise en scène nerveuse qui a fait sa renommée, renforcée par un choix audacieux : le film a été intégralement tourné à l’iPhone. Résultat : une immersion spectaculaire, des images parfois sublimes, et une tension constante, rythmée par une bande-son obsédante. Quelques moments de grâce viennent ponctuer le chaos, mais l’ensemble reste d’une intensité rare, presque étouffante.

Des forces visuelles, une émotion maîtrisée, mais un scénario parfois prévisible

28 ans plus tard repose sur un équilibre fragile entre spectacle et réflexion. Le jeune Spike, interprété par Alfie Williams, découvre la brutalité du monde avec une candeur bouleversante. Sa relation avec sa mère malade (Jodie Comer) apporte une vraie profondeur émotionnelle, tout comme les monologues du Dr Kelson (Ralph Fiennes), qui questionnent le sens de la survie.

Mais malgré ses nombreuses qualités, le film peine à se détacher totalement des codes du genre. Certains rebondissements s’annoncent trop tôt, et l’accumulation de scènes violentes laisse parfois une impression de surenchère. Danny Boyle et son scénariste Alex Garland semblent conscients de ces limites, et posent les bases d’une suite déjà annoncée pour janvier 2026 : 28 ans plus tard – The Bone Temple, réalisée par Nia DaCosta.

S’il ne révolutionne pas le genre comme son prédécesseur 28 jours plus tard, ce nouveau chapitre reste une œuvre forte, ambitieuse et visuellement audacieuse, confirmant la volonté de Boyle de conclure une trilogie aux allures de saga post-apocalyptique moderne.

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