« Les Règles de l’art » : une comédie de casse inspirée d’un fait réel
« Les Règles de l’art » : une comédie de casse inspirée d’un fait réel

Présenté au Festival de l’Alpe d’Huez, le film « Les Règles de l’art », en salle le 30 avril, revisite avec humour un spectaculaire vol de tableaux perpétré à Paris en 2010. Melvil Poupaud, Sofiane Zermani et Steve Tientcheu y campent trois amateurs embarqués malgré eux dans le « casse du siècle ».

Un cambriolage d’œuvres d’art devenu comédie de fiction

En mai 2010, cinq chefs-d’œuvre signés Picasso, Matisse, Léger, Braque et Modigliani disparaissaient du Musée d’Art Moderne de Paris en moins de vingt minutes. Ce fait divers improbable, relaté à l’époque dans Vanity Fair, a inspiré le réalisateur Dominique Baumard, qui en tire une comédie librement adaptée, mêlant suspense et satire sociale. Le film suit Yonathan, un horloger sans histoires (Melvil Poupaud), fasciné par le train de vie d’un receleur (Sofiane Zermani) qui l’entraîne dans une spirale criminelle. Leur complice, Jo, un cambrioleur méticuleux, exécute le vol, déclenchant une suite d’événements incontrôlables.

Un regard ironique sur l’univers de l’art et ses dérives

« Les Règles de l’art » interroge, à travers cette aventure rocambolesque, la valeur réelle des œuvres d’art, le pouvoir de l’argent et l’obsession de la possession. Tourné en partie dans les lieux mêmes du délit, dont le Musée d’Art Moderne, le film mise sur un ton proche de celui des frères Coen, entre drame latent et humour décalé. Récompensée du Prix du public à l’Alpe d’Huez, cette fiction s’inscrit dans la lignée des comédies de casse à la française, tout en offrant une réflexion sur les limites de l’amateurisme face à un monde de l’art impitoyable.

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