L’actrice française s’aventure pour la première fois dans la science-fiction avec Chien 51, adaptation du roman de Laurent Gaudé. Aux côtés de Gilles Lellouche, elle évoluera dans un Paris déchiré par la technologie et la lutte des classes, sous la direction de Cédric Jimenez. Le film sortira en salles le 15 octobre 2025.
Une dystopie parisienne aux accents politiques et technologiques
Avec Chien 51, Adèle Exarchopoulos change de registre et plonge dans un monde d’anticipation où la capitale française devient le théâtre d’un futur inquiétant. Adapté du roman éponyme de Laurent Gaudé paru en 2022, le film imagine une société ultra-sécuritaire, divisée en zones sociales hermétiques et contrôlée par une intelligence artificielle baptisée ALMA. Le point de départ : l’assassinat du concepteur de cette IA, qui pousse deux policiers issus de classes opposées à collaborer — Zem, vétéran désabusé joué par Gilles Lellouche, et Salia, jeune recrue déterminée interprétée par Exarchopoulos.
Initialement située en Grèce dans le livre, l’intrigue a été transposée à Paris par le réalisateur Cédric Jimenez. Le film, qui explore les dérives de la surveillance, la mémoire collective et les cicatrices d’un pays brisé par les logiques de marché, s’annonce comme l’un des grands rendez-vous de l’automne. D’un budget estimé à 50 millions d’euros, il s’inscrit dans la veine ambitieuse du cinéma français post-Bac Nord, autre succès de Jimenez.
Un casting prestigieux et un soutien inattendu de Lacoste
Pour porter cette fresque futuriste, Cédric Jimenez a réuni un casting impressionnant. Outre Adèle Exarchopoulos et Gilles Lellouche, on retrouvera notamment Louis Garrel, Valeria Bruni-Tedeschi, Romain Duris, Artus, Stéphane Bak et la rappeuse Lala &ce. Le musicien Thomas Bangalter signe également la bande originale. Le film a été présenté à Cannes dans le cadre d’un événement organisé par la marque Lacoste, co-productrice du projet, qui s’offre ainsi une incursion remarquée dans l’univers du septième art.
Lors de cette soirée au Silencio, le PDG de Lacoste Thierry Guibert a expliqué vouloir inscrire la marque dans une narration artistique forte : « Chien 51 est un film qui mêle futurisme et nostalgie. Et Adèle Exarchopoulos en incarne toute la puissance. » Une scène du film a même été conçue pour intégrer la marque dans ce décor dystopique. Un projet à la croisée des mondes — mode, cinéma et société — qui confirme l’élan créatif autour de cette œuvre.