Des pluies diluviennes ont déclenché de violentes inondations et des glissements de terrain dans la région montagneuse de Darjeeling, dans l’est de l’Inde, causant la mort d’au moins 18 personnes, selon les autorités locales. Des habitations entières, des routes et des ponts ont été emportés par la montée soudaine des eaux, rendant les opérations de secours particulièrement difficiles dans cette zone escarpée du Bengale-Occidental.
Parmi les infrastructures détruites figure le célèbre pont en fer de Dudhia, qui s’est effondré dans la rivière Balason. Les images de la structure tordue et emportée par les flots ont rapidement circulé, illustrant la violence exceptionnelle de ces intempéries. Les autorités craignent que le bilan humain ne s’alourdisse dans les heures à venir, plusieurs personnes étant encore portées disparues.
Les équipes de secours, mobilisées depuis dimanche soir, peinent à accéder aux zones les plus touchées, certaines routes étant devenues impraticables ou complètement détruites. Des hélicoptères ont été déployés pour repérer les villages isolés et évacuer les sinistrés. Les autorités locales appellent à la vigilance et demandent aux habitants de ne pas s’approcher des rivières en crue.
Le voisin népalais n’a pas été épargné. Dans le pays himalayen, également frappé par ces fortes précipitations, les autorités font état d’au moins 50 morts. Là aussi, les inondations et glissements de terrain ont causé d’importants dégâts matériels et bloqué l’accès à plusieurs zones rurales.
Ces intempéries mettent une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des régions montagneuses d’Asie du Sud face aux événements climatiques extrêmes, exacerbés par le dérèglement climatique. Les gouvernements indien et népalais ont promis un renforcement des infrastructures de prévention, mais les populations locales réclament des mesures d’urgence et un appui rapide à la reconstruction.