KATMANDOU – Deux alpinistes, l’un originaire d’Inde et l’autre de Roumanie, ont trouvé la mort sur le mont Lhotse, quatrième plus haut sommet du monde, ont annoncé lundi les autorités népalaises. Ces décès portent à au moins huit le nombre de victimes recensées depuis le début de la saison d’alpinisme dans l’Himalaya, qui s’étend de mars à mai.
Rakesh Kumar, 39 ans, ressortissant indien, est décédé dimanche alors qu’il redescendait du sommet du Lhotse, culminant à 8 516 mètres. Selon Mohan Lamsal, responsable de la société népalaise Makalu Adventure qui avait organisé son expédition, l’alpiniste s’est effondré soudainement à environ 8 000 mètres d’altitude, au niveau du quatrième camp. « Les efforts de son guide sherpa pour le réanimer ont échoué », a précisé Lamsal.
Le même jour, le Roumain Barna Zsolt Vago, âgé de 48 ans, a également perdu la vie alors qu’il était en train de gravir la montagne. Rajan Bhattarai, représentant de la société Himalayan Guides en charge de son ascension, a confirmé le décès sans donner de détails supplémentaires sur les circonstances.
Le Népal, qui abrite huit des quatorze plus hauts sommets du monde, attire chaque année des centaines d’alpinistes du monde entier pendant la courte mais intense saison d’escalade. Si le printemps offre généralement des conditions météorologiques plus stables, les risques liés à l’altitude extrême, au froid, au manque d’oxygène et à la fatigue demeurent élevés.
Depuis le début de la saison actuelle, au moins huit alpinistes ont perdu la vie dans l’Himalaya, dont deux sur le mont Everest, plus haut sommet du monde. Ces incidents rappellent une fois de plus la dangerosité de ces expéditions, même pour les alpinistes expérimentés accompagnés de guides professionnels.
Le Lhotse, situé à proximité immédiate de l’Everest, partage une grande partie de son itinéraire initial avec ce dernier. S’il est souvent considéré comme légèrement moins fréquenté, il n’en reste pas moins un sommet redoutable, où chaque ascension peut s’avérer périlleuse.