Un contrat à 15 milliards : Paris s’apprête à confier son gigantesque réseau de chaleur à Dalkia, RATP et Eiffage
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Dans un village vosgien de 1 700 habitants, une silhouette familière a pris place dans le ciel. Pas l’originale, mais une réplique fidèle de la tour Eiffel, haute de 30 mètres, fruit de la patience obstinée d’un homme de 77 ans, Jean-Claude Fassler. Pendant huit ans, cet entrepreneur alsacien s’est acharné à recréer le monument parisien à l’échelle 1/10e, avec ses coursives, ses 72 noms de savants gravés dans le métal et même l’appartement de Gustave Eiffel. Mardi, les grues ont hissé les derniers éléments, achevant une œuvre qui s’impose désormais comme un monument insolite autant qu’un défi personnel.

Un projet familial hors norme

Fondateur d’une métallerie en 1975, Fassler n’a pas travaillé seul. Ses petits-fils se sont joints à l’aventure : l’un pour le dessin et l’assemblage, l’autre pour la communication. Ensemble, ils ont suivi à la lettre les plans originaux de 1884, tombés depuis dans le domaine public. La tour a été peinte en rouge « Venise », la teinte historique choisie à Paris, et déjà les curieux affluent pour admirer cette version réduite du symbole national. L’homme n’en démord pas : il n’a rien laissé au hasard, chaque détail devait correspondre. « Je n’ai pas triché », répète-t-il, convaincu d’avoir offert au monument une seconde naissance dans les Vosges.

Un rêve parisien en suspens

Cette réplique a englouti une grande partie du patrimoine familial, mais pour son concepteur, la valeur est « inestimable ». Reste que l’octogénaire en devenir nourrit un dernier rêve : démonter sa tour et la voir remonter à Paris, au Champ-de-Mars, sous l’ombre de la grande sœur. Selon son petit-fils, l’opération prendrait à peine deux semaines. En attendant, l’homme savoure son exploit et promet de passer une nuit au premier étage de son monument miniature. Fidèle à sa devise, il assure qu’il le fera. Après huit ans de fer, de sueur et d’entêtement, on peine à douter de sa parole.

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