Un texte adopté en commission parlementaire à Paris pourrait remettre en mouvement des projets énergétiques longtemps gelés dans les territoires ultramarins. Mercredi 21 janvier, les sénateurs membres de la commission des Affaires économiques ont validé une proposition de loi visant à lever l’interdiction de recherche et d’exploitation des hydrocarbures outre-mer, avec un amendement incluant explicitement Saint-Pierre-et-Miquelon.
Un changement de cadre juridique encore incertain
Cet amendement s’appuie sur des données officielles soulignant le potentiel énergétique du bassin sous-laurentien, une zone maritime jugée favorable à la présence d’hydrocarbures et présentant un enjeu stratégique partagé entre la France et le Canada. Jusqu’ici, le cadre légal interdisait toute nouvelle exploration ou exploitation de ressources fossiles dans ces zones.
Le texte doit toutefois encore franchir plusieurs étapes : il sera examiné en séance publique au Sénat le 29 janvier. S’il est adopté définitivement, il ouvrirait la voie à un retour des activités d’exploration, à condition que des opérateurs se déclarent intéressés.
Au-delà des enjeux économiques, cette évolution ravive un débat ancien et sensible autour du plateau continental de Saint-Pierre-et-Miquelon, à la croisée de considérations énergétiques, environnementales et géopolitiques.